Eros&Thanatos [Semi-automatisme et vieille habitude]

S'entourer de flammes, de nuages de sang,
Une pluie nous embrasse et sur toi je m'étends :
Rêve de nuit rouge, de baisers et de douleur,
Que plus rien ne bouge, qu'on contemple la couleur
S'écouler à nos pieds et partir pour toujours
Dans le ciel bouillonnant de nos nuits et nos jours.
Mourir avec toi, ne jamais être seule.
Mourir avec toi, être veuve sans deuil.

A l'ivresse des nuits, à jamais nos ennuis...

[Et ici descend du ciel ce n½ud coulant qui vient nous y porter]

(supposons qu'il soit narcissiquement nécessaire de le préciser :) Ethel'
[NB : Joy Division et Lifelover en boucle, c'est mal]

Eros&Thanatos [Semi-automatisme et vieille habitude]

# Enviado el miércoles 02 de diciembre de 2009 18:03

Modificado el jueves 03 de diciembre de 2009 13:16

Peter Pan est mort [vous y avez cru ?]

Peter Pan est mort [vous y avez cru ?]
Mémo : ne jamais se décider à écrire des mails à sa mère au milieu de la nuit en ayant bu, une maman c'est trop précieux pour qu'on lui fasse subir des caprices de lunatique...

Je suis une sale gamine pourrie gâtée. Je n'ai jamais aimé ces cadeaux qui frustrent, cette affection qu'on nous marque et qui tombe à côté de la plaque. Je suis une sale gamine. La maladresse d'une peluche-gadget à jeter, d'une babiole qui encombre comme j'en ai une centaine, quand je voulais l'unicité du beau nounours qui fait rêver les enfants. Je sais par avance ce que c'est par la forme du paquet, rien qu'en tâtant, ça sent la peluche... Pas celle que je voulais. Je dois encore attendre le 6 décembre, que Saint Nicolas passe chez tous les enfants de tradition germanique, pour déchirer le voile sous lequel je devine déjà la déception.

I
l n'y a rien de pire que de devoir attendre une déception, que de voir un échec certain dans son avenir.

Je voulai
s de ces nounours qu'on voit en vitrine, ce traditionnel avec la douceur des peluches qu'on n'avait pas il y a quinze ans, un avec une bouille à craquer et qu'on aurait envie de câliner, ni trop gros ni trop petit, le nounours parfait dont on rêve.

I
l est trop petit... Babiole, gadget, je me répète. J'ai horreur qu'on dépense de l'argent pour dépenser de l'argent, et encore plus si c'est pour encombrer. C'est un cadeau-poubelle, un truc embarrassant auquel on répond "merci" avec un sourire cris pour ranger honteusement dans un coin - parce qu'on ne veut pas mettre l'affection d'un papa et d'une maman à la poubelle...

Deman
der une peluche au Père-Noël à 19 ans, ça ressemble à une grosse blague : il faut répondre avec un cadeau-gag. Ce n'était pas une blague. Je voulais retrouver un rêve d'enfant avant de devoir être une adulte, sortir du monde des responsabilités en retrouvant dans la largeur de mes bras la douceur d'un passé imaginaire. Le monde est froid et ne sait pas rêver...


Mon clavier est trempé.

Je suis une sale gamine.



~~~


[Saint Nicolas'day]


Ô femme, tu es versatile. Ô femme, inconstance est ton maître mot et intempérance son compagnon. Ô, je crois qu'il est temps d'arrêter de dire des conneries...
C'était une peluche Hello Kityyyyy !!!!! <3
...
Je suis une sale gamine.

# Enviado el viernes 27 de noviembre de 2009 21:30

Modificado el domingo 06 de diciembre de 2009 17:23

Le trou noir des ans passés {catharsis}

Le trou noir des ans passés             {catharsis}
Bloque.
Tremble.
Le ventre se serre.
La respiration s'arrête.
Je ne veux pas.
Je ne peux plus.
Ça...
Un trou noir.
Une seule fenêtre.
L'ennui.
La solitude.
L'enfermement.

La musique qui résonne dans le vide... Les pleurs que personne n'entend. Les cris. J'en pleure encore. Deux ans à se détruire. Une cellule carrée : un appartement... Le rien. Le téléphone. Le vide. TRAVAILLE. Le noir.

Destruction
Solitude
...
Le noir impénétrable
Opaque
Lumières trompeuses
Jours vides
Sourires de surface
Insupportable...

Deux ans à oublier... J'espère que ce n'est pas ça pour tous. J'espère que ça n'a pas été ça pour tous...
A bout. Je suis arrivée à bout... Au bout. Fini en rampant. Parois mouillées de pleurs, le corps écorché... La tentation de rester là. L'immobilisme. Le temps figé. Le sommeil. Pour toujours.

La musique m'y transporte... Je ne veux pas y retourner !
Je ne VEUX PLUS Y RETOURNER !


Je me réserve les droits de la photo : n'étant pas dessus, il semble moins évident qu'elle soit de moi...

# Enviado el lunes 19 de octubre de 2009 16:31

Modificado el martes 20 de octubre de 2009 11:48

Le zOmbie bOiteux voUs saLue des tréFOndS de sa déChéAnce

Le zOmbie bOiteux voUs saLue des tréFOndS de sa déChéAnce
...autrement dit : j'ai sommeil et j'ai mal au pied.

Ce matin, je me suis levée du pied gauche. Ça fait des jours que je me lève du pied gauche... Quand on a mal au pied droit, c'est difficile de faire autrement. Je me lève du pied gauche et je fais la gueule. Je me traîne en boitant et boiter me fait mal à la hanche gauche, ce qui déclenche un mal de dos, et je fais d'autant plus la gueule. Je me déglingue et tout fout le camp : mon cheveu part en vrille et le cache-misère s'oublie (comprendre : maquillage), je marche ou essaye les yeux demi-ouverts et l'esprit enfermé dans l'envie de dormir, c'est une mise à nue de ma véritable nature : je suis, je suis... Un mort-vivant !

La traversée du Waterloo bridge pour aller et revenir de la fac réveille en moi de ses envies de plonger dans la Tamise avec du béton armé pour flotteur... Mon unique ami devient le café mocha : ce café mocha douillet à la mousse de lait crémeuse et saupoudré de chocolat... J'en snifferais en poudre, j'en prendrais en perfusion : le café mocha, ma came, ma drogue... Il n'y a que lui qui réussit vaguement à m'ouvrir les yeux sur la réalité, à me réconforter, à me faire me poser pour oublier jusqu'à mon mal au pied (avant, bien-sûr, que je me relève pour aller où que ce soit...)

Je vais aller m'enivrer de sommeil, et je ne me réveillerai que quand j'aurai décidé de ne plus faire la gueule (na !)


A retenir : les meilleurs amis de l'étudiante Erasmus atypique :

1. Le café mocha
2. Les anti-inflammatoires
3. Le paracétamol
4. Un lit armé d'une bonne couette
5. Une brosse à cheveux et du maquillage (parce que je viens de me voir dans la glace et que ça fait peur ><")


[pHoto : Ugly Shyla... non, elle ne tient certes pas un café mocha en main, mes excuses...]

# Enviado el jueves 15 de octubre de 2009 08:41

Modificado el jueves 15 de octubre de 2009 12:22

Les os de la Tamise

Les os de la Tamise
Thames River fluctue comme un serpent, le dos caressé de Soleil, de nuages ou de pluie ronronnant en vaguelettes dont les couleurs évoluent en reflétant le ciel. Sous ses reflets, la Tamise est opaque, boueux bourbier comme un nuage dans une tasse ; le lait du Smog d'il y a cent ans s'y retrouve encore, malgré l'eau sous les ponts et la lumière dans les yeux de Londres.

Londres a son ombre dans les eaux, souterraines comme autant de squelettes, ondulant sur la note discordante d'un instrument cassé : elle respire les morts qu'elle emporte, et l'on retrouve dans leurs regards vitreux l'opacité qu'elle projette à nos yeux.

Le Styx a un vieil air de choléra, et l'odeur d'autant de pestes s'y souvient. La fumée des incendies s'y jette, et les poisons y nagent et se mêlent en foule compacte et silencieuse : véhicules des souvenirs embouteillés, ils coulent maintenant sans cesse...

Londres se barre de nuit dans la rivière et par-dessous la ville, la mort appelle et se souvient...

[Pict'r : Charon et la pesée des âmes by Hartwig HKD]

# Enviado el jueves 08 de octubre de 2009 09:39

Modificado el jueves 08 de octubre de 2009 09:53